jeudi 1 mai 2014

Allez hop ! On traverse...




Ce fameux Gulf Steam…cette traversée si remplie d’émotions à l’aller doit également se réaliser au retour si nous voulons retourner à la maison…

Nous attendons une belle fenêtre météo, avec le moins de vagues possibles et les vents les plus doux que nous pourrons avoir…il est préférable d’avoir peu de vent que d’en avoir trop.  En espérant que le printemps nous amène ces bons vents agréables et chauds comme nous le souhaitons ardemment.

Nous partirons probablement de Great Sale Cay/ Grand Cays, tout au nord des Bahamas puis nous ferons 60 miles nautiques sur un banc avec quelques têtes de corail pour ensuite rejoindre l’océan Atlantique et profiter du 2 à 3 nœuds de courant qui nous poussera vers le nord.  

Il est évident que ces 350 miles nautiques qui nous mènera jusqu’à Charleston, en Caroline du Sud est notre plan A. Si la météo le permet, si les conditions de vagues ne sont pas trop ardues et si mon capitaine et moi-même ne sommes pas malades, cela serait notre plan idéal. Ainsi nous éviterions le passage de la Floride, de la Georgie et d’une partie de la Caroline du Sud avec ces trop nombreux ponts à faire lever, ces hauts-fonds et l’étroitesse de l’Intracostal qui nous amènerait jusqu’à Charleston.

Si la météo n’est pas telle qu’annoncée ou si les conditions se désagrèges en cours de route, nous entrerons plus rapidement et Cape Canaveral en Floride sera notre plan B.

Nous désirons également remonter plus vite que nous sommes descendus et ne pas trop traîner en chemin.  Nous visiterons les villes non visitées sur le chemin de l’aller ou celles que l’on a envie de revoir sur la côte-est américaine.

Plusieurs navigateurs qui ont déjà fait le voyage nous disent que c’est plus rapide remonter vers le Canada que de le descendre dû aux plusieurs heures de soleil supplémentaires que nous amène le printemps…nous verrons bien par nous-mêmes, surtout que nous aimerions faire plusieurs sauts par l’océan.

Nous serons donc en grande préparation pour cette traversée que nous estimons faire sous peu.



Caroline


lundi 28 avril 2014

La chasse aux Bahamas


Mathieu à la chasse

Lors de notre arrivée dans les Exumas en décembre dernier, Mathieu a commencé à apprendre à chasser.


Un peu comme tous les québécois qui arrive dans les Bahamas, c'est un peu par essai/erreur que nous avons chassé nos premiers poissons et que nous avons analysé à savoir s'ils étaient comestibles à l'aide de notre livre de classification des poissons.

Avec l'expérience, l'apprentissage des rudiments de la chasse et un bon mentor, nous sommes parvenus à nous nourrir pratiquement exclusivement de la mer cet hiver.

Nous avons donc eu le goût de vous partager les éléments de base qui ont fait de Mathieu un bon chasseur.  Au début et même avant le départ, on ne sait pas à quoi s'attendre côté pêche et chasse. Nous voulons, avec cet article, mettre en lumière certains points qui nous semblent importants à savoir pour les prochains navigateurs qui pensent descendre dans les prochaines années aux Bahamas. Ceci dit, il est bien évident que cela reste notre opinion personnel et que d'autres chasseurs peuvent penser autrement.

En tout lieu, il est bien différent de chasser versus de pêcher. Ces deux termes ce distinguent aisément puisque le fait de pêcher nécessite une attente qu'un poisson morde à l'hameçon. La chasse quand à elle, nécessite de la technique, de l'endurance et un désir d'avoir un contact direct avec la proie.

Partons de la base.

La chasse se fait en apnée à l'aide d'une pôle appelée ''polespear'' ou dans le langage des chasseurs: une ''sling''. Cet outil est fait souvent en aluminium avec un élastique à un extrémité et une pointe de l'autre afin de pouvoir transpercer les poissons, les langoustes ou les crabes. Il est interdit aux Bahamas de chasser avec une ''sling'' automatique. Il faut donc s'équiper de ''sling'' dit manuel. La différence est que l'élastique à l'extrémité sert à donner de la propulsion à la pôle au lieu de presser simplement une gâchette.

Dans le choix de la ''sling'' la longueur est importante. Nous avons acheté la notre en Floride, soit une ''spear'' 3 sections/ démontable.  Mathieu a beaucoup aimé chasser avec celle-ci, puisqu'il pouvait ajuster la longueur selon le prise voulue. Le petit ''hic'' du fait qu'elle soit démontable est qu'elle est un peu plus dispendieuse, mais si facile à ranger. Pour une pôle moins coûteuse, une ''sling'' de 4 pieds peut être idéale puisque qu'il y a moins d'accrochage dans les coraux et il y a moins de restrictions dans les endroits où ''slinger''. 



Le paralyser
http://www.jblspearguns.com/
Il y a également deux types de pointes classiques que nous avons utilisé cet hiver. Il y a le ''paralyser'' qui est une pointe à trois branches qui sert principalement pour les plus petits poissons et qui permet de paralyser la proie lorsqu'elle est embrochée. 


Puis, il y a le ''tri cut'', qui lui permet de transpercer le poisson ou la langouste. Les deux clapets permettent la retenue de la proie en place. Mathieu a préféré et de loin chasser avec cette pointe puisque cette dernière empêche la perte de la proie lorsqu'elle se débat. Il pouvait utiliser la même pointe pour chasser la langouste également.



''Tri Cut'' 
http://www.jblspearguns.com/



Il est évident que si nous parlons d'apnée, il est préférable d'avoir en sa possession un ''wet suit''. Ce dernier vous permettra de rester plus longtemps sous l'eau et de passer de plus longues heures à chasser, et ce, même dans les périodes de fronts froids qui peuvent faire descendre la température de l'eau.  Pour les frileux, un ''wet suit'' long est préférable. Avoir une ceinture de poids est aussi un ''must'' si vous désirez descendre plus rapidement sous l'eau. La ceinture vous aidera à descendre et à conserver la hauteur désirée sans avoir à lutter pour rester dans le fond de l'eau.

Plusieurs facteurs de base sont essentiels à la chasse puisque nous dépendons de notre environnement marin.

Il est préférable d'aller chasser à marée basse, ceci permet d'avoir un meilleur accès aux coraux désirés. De plus, aller dans l'eau lorsqu'il y a moins de courant et de vague sera plus facile pour le nageur. Bref, se donner la meilleure des chances afin de ramener ce que l'on désire pour souper.

Les gens veulent souvent savoir les ''trucs'' et les bons ''spots'' des chasseurs...Et bien je suis désolé de vous apprendre qu'il n'y a pas de trucs ! C'est simplement une question de bien savoir repérer les endroits où vivent les poissons, les langoustes et les crabes. Le repérage d'une structure propice à ce que nous désirons avoir soit: les crevasses, les tunnels, les fentes dans la roche pour la langouste et le poisson et les coraux pour ce que l'on désire.  Il est important de se pratiquer au début puisque le souffle peut manquer. Plus on chasse, plus le souffle devient à son meilleur. Personnellement, Mathieu s'est entraîné à chasser 2 à 3 heures par jour lors de notre passage dans les exumas.



La plupart des gens ont tendances à vouloir chasser de gros poissons en premier malgré le peu d'expérience à leur actif. Se pratiquer sur des petits poissons lents et plutôt idiots comme le ''Big Eye/ Glass Eye'' ou des langoustes est donc préférable afin de se faire la main. La langouste se cache principalement dans les crevasses des coraux ou des galets, il est donc essentiel de descendre dans le fond de l'eau pour les voir. Si vous nagez à la surface uniquement sans descendre plus bas, vous en verrez très rarement. N'oubliez pas que le but d'une langouste est de se cacher des prédateurs, car étant presque aveugle, se cacher est son unique moyen de défense. 

L'ancre à annexe est aussi une partie importante lors de la chasse et même une nécessité afin d'avoir la possibilité de s'ancrer où l'on désire sans avoir à se restreindre selon les profondeurs. Il est donc nécessaire de posséder un bon ancre ainsi que quelques pieds de chaîne et une bonne longueur de corde que nous ajusterons pour chasser ou pour faire toute activité dans l'eau. Par expérience, l'ancre à annexe style ''Danforth'' est idéal parce qu'il ne risque pas de se prendre dans une crevasse comme un ancre grappin. 

De plus, un sceau à fond transparent est recommandé afin d'avoir la chance d'évaluer la qualité des fonds avant de s'ancrer. Ce sceau peut aussi servir de récipient à langoustes ou à poissons. Nous avons, par contre trouvé très pratique un gros bac rectangulaire avec son couvercle, car il contenait plusieurs poissons et langoustes sans éclabousser ou avoir la probabilité d'endommager l'annexe.

Et si on parlait de nos tops 10 des meilleures prises que nous avons chassé et/ou pêché...

1) La langouste.
À Lee Stocking Island en compagnie de Quasida en mars dernier.
2) La cigale

À Pipe Creek. Un délice !

3) Le crabe

À Little Farmer avec One Life.

4) Queen Triggerfish

Puisque nous n'avions pas de belles photos du Queen Triggerfish, le voici.
www.flickr.com
5) La dorade
Mathieu et Yves à la pêche à la dorade en direction de Georgetown en janvier 2014.


6) Glass Eyes/ Big Eyes




7) Nassau Grouper

Notre ami Eric avec un Nassau Grouper

8) Red Snapper/ Mutton Snaper

Eric avec un beau Mutton Snapper
9) Thon

Lorsque nous avons traversé vers Eleuthera

10) Red Hind

Nous n'avions pas de photos du Red Hind, le voici.
www.scubadiving.com


Il reste maintenant à les préparer, les apprêter et les manger...



C'est bien mieux chasser en amoureux...

Caroline & Mathieu

vendredi 25 avril 2014

Hope Town, une belle découverte !




C'est officiel, de ce que nous avons vu à date,  la ville de Hope Town est notre coup de coeur des Abacos ! 

Hope Town est sans aucun doute un abri à ouragan. C'est un beau mouillage rempli de boules de moorings où la réservation au préalable n'est pas possible. Premier arrivé, premier servi. De plus, le prix de 20$ la nuit, est très raisonnable pour la multitude de services offerts soient; la piscine, l'accès aux douches (enfin une vraie douche !) et l'internet gratuit. 

Voici les moorings de Hope Town.

Mais vous nous connaissez....pourquoi prendre un mooring quand nous pouvons avoir la possibilité de nous ancrer de l'autre côté puisqu'il n'y a pas de vent...

Croix du Sud et Water Music à l'ancre

Puis nous avons visité le phare qui fonctionne encore la nuit et qui illumine la baie...

Vue du voilier


Avec Caroline & Michel du voilier Water Music



Voici le trou par lequel il faut sortir pour avoir accès à l'extérieur.




L'architecture à Hope Town est de toute beauté. Il y a le souci du détail dans chacune des villas et les touristes ont la possibilié de les louer.



Et comme dans toutes les îles aux Abacos, l'île sépare l'océan du côté du banc. Quand il fait beau et chaud c'est magnifique, mais tout peut être différent lorsque les vents forcissent.



La variété de plantes, de fleurs et d'arbres est superbe.





Puis, une journée avec peu de vent...un tour à la piscine est fantastique...

De l'eau douce...


Une pause tournoi de ping-pong pour Michel et Mathieu




En amoureux...

Caroline

samedi 19 avril 2014

Glass Window et Spanish Wells, Eleuthera


Nous sommes arrêtés à un mouillage bucolique en remontant Eleuthera afin de découvrir le ''Glass Window''. C'est un pont, autrefois naturel fait de roches et de pierres, qui sépare le côté de l'océan et le côté du banc. 

Aujourd'hui l'homme a créé une structure à la place de ce pont naturel afin que les automobilistes de l'île puissent traverser d'un côté à l'autre de la rive.


Il y a énormément de courant qui passe dans cet accès et on ne peut se rendre en annexe.



Si vous croyez que les standards des architectes bahamiens sont élevés...jetez un coup d'oeil sur les extraordinaires blocs de bois qui servent de renforts à l'ancienne structure du pont. 

On appelle ça du solide ! hihi



Un matin de brume dû à la chaleur.

Puis nous sommes partis direction Spanish Wells, un petit village avec des gens réellement sympathiques, joyeux et accueillants.

Mais nous devions tout d'abord passer le ''current cut inlet'' avec 3 noeuds de courant et se céduler avec la marée était essentiel à son passage. 

Ce cut semblait très étroit de loin....et il l'était aussi de près.
Water Music qui a son tour passe le fameux cut.
Puis nous sommes arrivés à Spanish Wells...

Magnifique vue du village dans le chenal qui nous menait vers notre boule de mooring.



Ce village de pêcheurs nous faisait penser à ceux que nous avons vu dans le Long Island Sound l'automne dernier. 

Les 7 places de moorings étaient très serrés.



La plus vieille maison du village avec son propriétaire tout souriant !
Le conducteur du ferry a conduit en maître cette énorme barge dans peu de place, dans très peu d'eau et le tout sans rien accrocher, bloquant par contre le passage de nos amis voiliers. Nous étions impressionnés. 

Le 2e chenal d'entrée de Spanish Wells. Bien étroit.

Un petit arrêt pour diner au Budda's Snack Shack avec Water Music et Océane.

Et c'est hier que nous avons fait notre traversée vers les Abacos.  Notre dernier arrêt dans les Bahamas avant de remonter vers les Etats-Unis. 

Ce fût une traversée difficile puisque l'océan nous a rappelé qu'il est maître chez lui. C'est donc dans de grosses vagues de 2 mètres et plus que nous avons fait près de 60 miles nautiques. 

Cela nous donne un avant-goût de la traversée du Gulf Stream d'ici quelques semaines...et nous rappelle que nous devons être prêt !



Caroline